L’éveil

A nouveau je me réveille nu dans cette gigantesque pièce blanche et vide. Cette étrange salle ne comporte aucun aménagement d’intérieur. Aucune aération non plus, pas de portes, pas de fenêtres. Instinctivement je hurle, mais aucun son ne sors de ma bouche. Un profond sentiment de calme survient alors et se propage dans tout mon être. Je ne ressens rien. Mes interrogations s’évadent peu à peu de cette endroit aussi mystérieux qu’effrayant. Comme si une entité contrôlait la moindre de mes actions, le moindre de mes faits et gestes. Pourtant, j’ai l’intime conviction que cette entité est apaisante et que je dois lui faire confiance. Je commence alors à marcher dans cette immensité blanchâtre afin de me dégourdir les jambes. Il me vient subitement à l’idée de compter mes pas, 1, 58, 97, 214, 456, tandis que mes jambes deviennent de plus en plus lourdes. Je m’effondre alors sur le sol, et étrangement je ne suis plus en mesure de me relever. Je suis cloué par la gravité environnante. Mon visage, mes bras, mon corps ne me répondent plus. Je hurle à nouveau de toutes mes forces, sans aucun succès. Aucune douleur, aucun signe de vie environnant. Je ris aux éclats, je m’exclame, ça y est je suis enfin mort, c’est terminé ! Je ris encore et encore dans le but de ressentir une douleur dans mes poumons, toujours rien, ma voix n’émet pas de sons. Je me mort la langue violemment, je suis en mesure de cracher mon sang, mais cela n’a pas d’effet sur la douleur qui étrangement est inexistante. Je ferme alors les yeux durant 1, 2, 15, 30 minutes, peut-être des heures, des jours, des mois, des années, je n’en ai pas la moindre idée. Puis, je les ouvrent à nouveau, et je remarque, que j’ai finis par réussir à me relever. Enfin du moins, je me demande si je me suis réellement effondrer sur le sol, ou si j’avais simplement cesser de marcher. Soudain un flash, ma vision se trouble aussi brutalement que rapidement, je ne vois même plus mon corps désormais. Mes sens disparaissent, mes pensées se dispersent, une horrible douleur survient au fond de ma crâne, comme des coups de masses réguliers, mêlée à un vrombissement de moteur. Je n’en peux plus, j’implore au plus profond de moi, que cette entité en finisse avec moi, je me met à sangloter tout en me recroquevillant sur moi-même. C’est alors que je réveille dans cette gigantesque pièce blanche qui ne comporte aucune issus. Je décide de me dégourdir les jambes, tout en comptant mes pas.