Abrutissement des masses

C’est par cette soirée morose et pluvieuse, que me viens à nouveau ces légères pensées, dont j’aimerais vous transmettre un rapide condensé.

Je suis persuadé que tôt ou tard notre société, notre mode de vie, notre culture implosera. Je l’ai maintes fois évoqué dans mes précédents articles, mais dans le fond, l’enseignement passe par la répétition. Pour qu’une pensée, un mode de vie naisse, il faut savoir, être capable de marteler certaines paroles, certains écrits de la bonne manière, c’est la seule façon de retenir durablement les choses. La preuve, la Bible, le Coran, la Torah, sont les livres les plus lus et les plus traduits de tous les temps à travers le monde, car il y aura toujours des précepteurs pour énoncer ses inepties. J’estime et je conçois, que mon point de vue peut ne pas être accepté,  partagé.

La religion se nourrit de la souffrance du malade, manipule le faible d’esprit en lui inculquant des préceptes évidents de bonne conduite. Elle tente également de ramener les pêcheurs dans le droit chemin, ceux qui finissent par renier le Christ, ou Mahomet. Bon nombres de sectes ce sont inspirées de ces pratiques pour attirer de nouveaux fidèles, dont certains ce sont justement lassés des méthodes traditionnelles religieuses. Le doute, est très mal comprit par ces religions, dont seule une foi pure et noble est digne de recevoir l’entière bénédiction, autrement dit mieux vaut avoir un comportement irréprochable si vous voulez obtenir une bonne place auprès de Dieu. Or, cela n’existe pas, le vice, le mal. L’esprit du malin sera toujours présent, on en revient à ma petite démonstration en début de paragraphe.

Je peux toutefois allègrement comprendre le fait que cela puisse donner à certains et à certaines une raison de vivre, disons un fil conducteur, un cadre. Le désintéressement de certaines personnes pour les religions peut s’expliquer de manière très concrète. Il suffit de voir avec quel autoritarisme les bénédictions sont effectuées, et ce depuis le plus jeune âge. Je considère cela comme une erreur. Pour moi, un nourrisson ne devrait pas se voir imposer un culte, quel qu’il sois. Même influencé, un enfant devrait avoir le choix du chemin qu’il souhaite choisir tout au long de sa vie. Même si, ne nous faisons pas d’illusions, son choix,  si celui-ci en à la chance, sera d’avantage motivé par ce que ses camarades pensent de tout les profits auxquels il peut en tirer. La perversion atteint tous les milieux, elle n’a aucune limite, comme la corruption n’en a pas non plus dans les autres domaines si prolifiques de notre existence. On ne peut que faiblement constater,  dénoncer ces abus, sans pouvoir les changer, à moins de provoquer un déséquilibre total et radical de l’ordre institué.

On ne peut donc pas parler ici selon moi d’un quelconque système d’abrutissement des masses, car l’équilibre instauré est propice à l’interrogation de la conscience, bien que mal vu, il est tout à fait possible de s’écarter du chemin afin de faire ses propres expériences, ses propres découvertes, et les comparer plus tard à tout ses fondamentaux idéologiques. Malgré tout, l’absence de réelle liberté d’action et les principes rigoureux instaurés ont fait fuir bon nombre d’adeptes. De plus, l’autorité divine ne peut selon moi être prêchée par un imam, un prêtre, ou un cohen. Les dérives sont trop grandes et trop risquées pour un seul homme, sans oublier certains principes misogynes qui interdisent par exemple aux femmes de devenir prêtre, ou d’empêcher les prêtres de se marier.

Les médias sont les principaux responsables de la déchéance de notre mode de vie. Tout est médiatisé, tout est contrôlé par les multi-nationales, par les banques, par ce petit monde de la finance, la moindre petite lettre est analysée au microscope. Ce pouvoir ne peut se réduire qu’au prix du sang, de millions de morts, provoqués par ces mêmes compagnies dont le seul but est l’enrichissement. C’est un véritable système pernicieux, qui a été mis en place dans la société. Il nous est présenté comme étant incontournable, facile d’accès, ludique. La presse se place bien souvent en tant que victime du système, mais elle en est bien complice. Elle possède une soi-disant liberté d’action, mais les codes lui sont dictés et imposés pour manipuler son petit monde. Vous ne le remarquez pas ? Il en est de même à la télévision, cette intonation robotisée dans les journaux d’information, ces musiques dramatiques diffusées pour les émissions d’enquêtes, les publicités ciblées. Vous me direz sans doute, qu’il ne s’agit uniquement que de marketing, afin d’obtenir la plus grande audience possible. Je préfère ne même pas évoquer toutes ces émissions abrutissantes qui pullulent sous forme de cancers audio-visuels.

Mais à qui profite tout ceci ? A qui profite ce lavage de cerveau mondialisé ? A ceux qui nous gouvernent ? Ou à ceux dont ils sont les esclaves ?

N’oubliez jamais que vous n’êtes pas plus qu’un pion, pas plus qu’une petite poussière manipulable en tout point pour eux. Ils favorisent l’individualisme, l’égoïsme, ils créent des codes sociaux pour vous empêcher de nuire, car il n’y a qu’une seule chose qui leur fait peur. Les masses, les foules instruites, constituées de personnes averties, de revanchards à qui cette société a tout pris à tous ces fantômes autrefois hauts-placés, à ceux qui en apparence ont tout perdu, mais, qui peu à peu redécouvre la liberté de conscience, la liberté de penser. Il devrait y avoir des millions de Snowden, de Manning, de Kerviel, à travers le monde pour faire bouger les mentalités.

N’oubliez jamais de vous émerveiller pour des banalités, de rire aux éclats quand l’occasion se présente, bien qu’ils puissent se nourrir du malheur et de la détresse du peuple, ils ne pourront jamais vous enlever cette joie de vivre, cette envie de bien faire sans profits, cette envie de partager, d’échanger. Cette sensation merveilleuse que l’on ressent lorsque le plaisir se dessine sur le visage d’autrui, ils ne pourront jamais le comprendre, gardez le pour vous, c’est un don précieux qui se fait de plus en plus rare de nos jours.

Le travail rend libre