La mort est mon métier

La mort est mon métier, de Robert Merle. Ce livre nous plonge en plein coeur de la vie de l’un des plus grands criminels nazi de l’histoire. Il s’agit du commandant du tristement célèbre camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau en Pologne, Rudolf Höss. On y comprend ses motivations, son fanatisme, son raisonnement que l’on pourrait qualifier de machinal. Au delà des circonstances, et des moyens qui ont été mis à sa disposition, c’est surtout son esprit perfectionniste, et l’illusion de servir la bonne cause, qui ont fait de lui un des monstres les plus détestés de l’histoire de l’humanité. Là où nous voyons des êtres humains, il voyait des chiffres, là où nous voyons de la cruauté, il y voyait un moyen de résoudre un problème. Sa mission était d’aller le plus vite possible dans le meurtre de masse, toujours plus loin, toujours plus de morts, à tel point que lui-même n’eut aucun scrupule à avancer d’un sang froid hallucinant que son activité coûta la vie à 2,5 millions de personnes, même si ce chiffre a pu faire polémique durant des dizaines d’années après la défaite du III Reich, il reste difficilement imaginable.

La mort est mon métier